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Éternels Éclairs
Poésie Peinture

À M. Froment Meurice


Nous sommes frères : la fleur
Par deux arts peut être faite.
Le poète est ciseleur ;
Le ciseleur est poète.

Poètes ou ciseleurs,
Par nous l'esprit se révèle.
Nous rendons les bons meilleurs,
Tu rends la beauté plus belle.

Sur son bras ou sur son cou,
Tu fais de tes rêveries,
Statuaire du bijou,
Des palais de pierreries !

Ne dis pas : « Mon art n'est rien ... »
Sors de la route tracée,
Ouvrier magicien,
Et mêle à l'or la pensée !

Tous les penseurs, sans chercher
Qui finit ou qui commence,
Sculptent le même rocher :
Ce rocher, c'est l'art immense.

Michel-Ange, grand vieillard,
En larges blocs qu'il nous jette,
Le fait jaillir au hasard ;
Benvenuto nous l'émiette.

Et, devant l'art infini,
Dont jamais la loi ne change,
La miette de Cellini
Vaut le bloc de Michel-Ange.

Tout est grand ; sombre ou vermeil,
Tout feu qui brille est une âme.
L'étoile vaut le soleil ;
L'étincelle vaut la flamme.


Victor Hugo
Les contemplations



Autres pages concernant ce poète : Les Oeuvres de A à Z - Le Florilège de poèmes - La Biographie






Merci à vous d'être venu(e) lire le poème
« À M. Froment Meurice » de Victor Hugo
sur les Éternels Éclairs.



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