Éternels Éclairs

Lignes de vie
Stéphen Moysan

Abstraction, style Piet Mondrian

Janvier 2023

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Je ne crée pas, je capte Un mot puis l’autre Le poème qui s’écrit A toujours été là. Mais c’est comme vivre L’expérience d’un enfant Qu’on accouche De sa solitude.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie

Il est la paix qui fleurit Sur l’arbre de vie Et le miel des mots Qui donne faim de vivre. Si le verbe aimer Est le plus beau du monde, Le verbe aider, très proche, N’en est pas loin.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie

Dans ce monde Où les hommes sont si fous Qu’ils s’imaginent offrir De la lumière au soleil, La poésie est Mouvement de la mémoire Qui laisse des traces Entre les lignes de vie.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie

Notre époque est Un suicide du présent Qui se jette du haut De la falaise du temps. Le grand saut à deux Dans le précipice de l’amour Ce vertige indécent Sous les ailes d’un ange.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie

Au début - Brulant d’envie Dans les flammes de ton amour Je n’y ai vu que du feu. Aujourd’hui Par temps de pluie, A l’horizon de mes phrases Tu es l’arc-en-ciel de mes mots.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie

Je veux me nourrir de toi, Plus d’orgies des mots creux, Car tu as le bon goût de vivre En donnant faim d’amour. Entre nous Impossible de se faire la guerre Au toucher des yeux Ta peau nue est drapeau blanc.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie

Quand il fait froid au cœur Tu es la cheminée de mes hivers Qui réduit en cendres mes soucis Par les flammes de notre amour. Quelle est douce ta chaleur Qui fait feu de tout bois Et m’alimente d’une énergie Trop brulante pour le papier.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie

Le son de ta voix Est haut en couleur, Elle a la musicalité d’un tableau Teinté de notes d’espoirs. Moi, je parle Quand je devrais me taire, Car rien de ce que je dis Ne te met suffisamment en valeur.

— Stéphen Moysan,
Lignes de vie
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