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Éternels Éclairs
Poésie Peinture

Poète, poèmes et poésie du XXI ème siècle



Anthologie de Stéphen Moysan




Egon schiele : Quatre arbres






Mise à jour fin Juin 2020




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7h du mat


À peine levé -
Premier conflit :
Cheveux en bataille.

Avant mon café -
Encore un peu de nuit
Dans mes pensées.

Alors, ouvrir la fenêtre,
Enfin voir le jour -
Rituel silencieux.

Stéphen Moysan
Effets du soir


Agir de son mieux
Vouloir améliorer les choses
Quand rien ne change.

Ne pas perdre espoir
Des moments meilleurs
Pour qui sait y croire.

Il est des lumières
Même difficiles à voir
Dans les heures sombres.

Stéphen Moysan
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure


Averse de printemps -
Vu d’en haut
Floraison des parapluies.

Feu orange
La conductrice s’arrête
Seules ses lèvres passent au rouge.

Immeuble neuf
Panneau défense d’entrée
Sans abris dans la rue.

Stéphen Moysan
Avant que s'éteignent les étoiles

Balade aérienne


Automne
Le bruit des couleurs
Sous la pluie.

Comme il est étonnant
Celui qui dans ce monde
Ne s’émerveille pas.

Aussi, avec légèreté,
À travers les flaques,
Marcher sur les nuages.

Stéphen Moysan
Entre deux solstices


Cigarette à la main
Un verre dans l’autre
Faire connaissance.

Terrasse d’un café
Premier rendez-vous
Les fumées s’entrelacent.

À cette rose rouge
J’ai mêlé mes pensées
Pour qu’elles fleurissent.

Stéphen Moysan
Divagations, joies et amertumes

Début de l’été


Fatigués du métro
Ils s’entassent
Sur la plage.

Le chant des sirènes
N’attire
Que des naufragés.

Une foule allongée
En code barre
Le prix des vacances.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Des mots sur les maux


Il y a les mal aimés, les mal-logés,
Les mal lunés, les mal intentionnés,
Les malfaisants, les mal partis,
Ou les mal barrés, et les mal venus,
Mais également : les mal-en-point,

Les malgré nous, les malgré moi,
Les fleurs du mal, ce mal nécessaire,
Un grand mal-être, le mal du pays,
J’ai mal au cœur, sans malentendu,
Je ne veux pas que ça finisse mal.

Stéphen Moysan
Les cris de la mélancolie


Déshabillée
Par notre amour
Chaleur d’été.

À la limite
Du presque trop
Sa beauté.

Le sourire d’une femme
Un bien de plus
Dans la vie.

Stéphen Moysan
Mon Aphrodite

Ignominie


Trop d’ordre
Trop de sécurité
Société en vrac.

Même en plein hiver
Paris est si belle
Qu’on y dort dans la rue.

Trop souvent,
Ne pas vivre ensemble,
C’est mourir seul.

Stéphen Moysan
Des espoirs, ô désespoir


Jeunes amoureux
Un feu entre eux
La chaleur monte.

Dans le rhum arrangé
Aux fruits de la passion
Un peu d’été en automne.

Glaçons et cœurs ont fondu
Quand la poésie les enivre
Ils boivent les mots de l’autre.

Stéphen Moysan
Divagations, joies et amertumes

Le grand cafard


Tic-Tac l’horloge
Plic-Ploc la pluie
Clic-clac mon lit
Je suis une loque
Et je m’allonge.

Aussi quel choc
Et même je craque
Je pleure l’époque
Les jours patraques
Plus rien ne va.

Stéphen Moysan
Les cris de la mélancolie

Le soleil


À trop le regarder
On plonge
Dans l’obscurité.

À lui tourner le dos
On fait face
À son ombre.

Il est pourtant
Sans côté sombre
Le soleil.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Leçon du maître


S’armer de patience
Pour finir conquis
Par la paix intérieure.

Au chant des oiseaux
S’entrainer au paradis
À contempler des fleurs.

Elle fait fi des soucis
La sagesse de l’esprit
D’être fou de bonheur.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Les reflets


Comme un reflet
Dans les yeux du pêcheur
La couleur de la mer,

En cette fin de soirée,
Il a offert à son fils
Le meilleur anniversaire,

Heureux de l’avoir attrapée
Dans son seau d’eau
L’enfant repart avec la lune.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon


Matin d’été
Nuit plus courte
Café plus long.

Plaisir familier
Les yeux dans les yeux
Se dire : Je t’aime.

Marche commune
Dehors – Plus beau
L’horizon à deux.

Stéphen Moysan
Mon Aphrodite

Nuit étoilée


Tant de critiques
Si peu de vérité
La parole d’un homme.

Le chant des vagues
Au bord de mer
J’apprends à me taire.

Ce soir, elles s’offrent en bouquets
Comme des fleurs du cosmos
Les étoiles filantes.

Stéphen Moysan
Effets du soir

Perséides


Un vent léger,
Tard le soir,
La danse des ombres.

En regardant le ciel
Je ne sais plus
Pourquoi j’étais en colère.

Nuit des étoiles filantes -
Moi aussi, sur Terre,
Je ne suis que de passage.

Stéphen Moysan
Entre deux solstices

Plénitude


Faire le vide en soi -
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
- Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

Stéphen Moysan
J'écris mes silences

Poème Japonais


Soir d’automne -
Il est un bonheur aussi
Dans la solitude.

De temps en temps
Les nuages nous reposent
De tant regarder la lune.

Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du cœur
Et la fraicheur de l’air.


Buson - Basho - Issa

Composition : Stéphen Moysan ©

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Poésie urbaine


Paris, fierté de la nation,
Un million d’appartements,
Trop peu pour les pauvres.

Les temps sont tristes -
Dans le gobelet du mendiant
Plus de pluie que de pièces.

Malheureusement en hiver
Nous manquons de chaleur,
Même les cœurs sont froids.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

S’il vous plait


Ciel d’automne -
La pluie a
Le gout des nuages.

Mort de faim de vivre
Jusqu’à l’ivresse
J’ai soif d’autre chose.

Donnez-moi à boire
Ce qui réchauffe le cœur :
Des mots d’amour.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon


Sur un oreiller en paille
Contempler les étoiles
- Quiétude.

Au-dessus de la lune
L’esprit voyageur
- Fraîcheur.

Entre deux silences
Création d’un poème
- Gratitude !

Stéphen Moysan
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Temps calme


Parti très loin
Dans mes pensées
Je me suis perdu.

À le suivre des yeux
Un papillon me ramène
À moi même.

Au bord du lac,
Pêcher plus de silence
Que de poissons.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Triste constat


À fuir le malheur
On peut faire
Le tour du monde.

À mettre nos crimes
Bout à bout
On mesure les ténèbres.

Même à reculons
Ceux qui vivent
Avancent vers la mort.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Un sourire qui interpelle


Un matelas dans la rue,
L’ignorance des passants,
Trop peu pour vivre.

Le vieux sans abri -
Même un épouvantail
Est mieux habillé.

Alors comment fait-il
Celui qui est sans-dent
Pour continuer à sourire ?

Stéphen Moysan
J'écris mes silences



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