Éternels Éclairs

Des airs de province
Stéphen Moysan

Camille Pissaro : Coucher de soleil à Bazincourt

Dernière semaine d'août et première de septembre 2021

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Felletin - Lune qui monte Jour qui raccourcit. Quand la nuit tombe Les étoiles dans le ciel Se posent en douceur. Chapelle Blanche Sous son toit végétal Un havre de paix.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Debout en silence Sous le soleil d’été Le vieux cerisier. Bien avant ma venue Bien après mon départ Cet endroit paisible. Maison en ruine Sous son toit Quelques fleurs y vivent.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

L’automne arrive Les matins reculent Chute des feuilles. Après une erreur Vivre dans le brouillard N’efface rien. Parfois un filet d’eau Parfois un torrent La vie doit rester à flot.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Après-midi maussade Pensées grises Comme le ciel. Pas besoin de camouflage Pour la rendre invisible La vétérante sans abri. Verre vide - Boire c’est pour elle Porter du rouge aux lèvres.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Une véritable fortune Ne se crée pas Sans exploiter quelqu’un. Parfois, j’aimerais ne pas savoir - Celui qui ne connait pas la vérité Ne connait pas le mensonge. Avec moins d’ignorance Une plus grande clarté De temps à autre, c’est moche.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Peu leur importe Le panneau Défense d’entrée, Devant chez elle Des marguerites Squattent le jardin. Dehors, comme Sur le visage de ma voisine, Le crépuscule tombe.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Felletin le soir Rue déserte Mais une foule d’étoiles. Se demander Comment lâcher prise En tenant bon. Et puis comprendre Qu’il faut défier la norme Pour faire la différence.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Fin de fête Rentrer chez soi Et passer d’un rêve à l’autre. Un café au réveil Des nuages de lait Matin dans le brouillard. Un Haiku d’amour Sur une serviette Nom – prénom – n° de tel.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Début octobre Fenêtre ouverte Sur mon ordinateur. Ciel gris - Une pluie de regrets Du bleu de l’été. Emporté par un souffle En quête d’un poème - Je n’écris que du vent.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province

Même heure Même chant Autre nid d’oiseaux. Pommes à cidre Nous laissons le vent Les cueillir. Dans le jardin Pelouse riche De boutons d’or.

— Stéphen Moysan,
Des airs de province
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