Merci à vous de visiter ce site




Pour nous aider
et/ou pour le plaisir,
acheter ce recueil
de Stéphen Moysan



Pour nous aider
et/ou pour le plaisir,
acheter ce recueil
de Stéphen Moysan




Éternels Éclairs
Poésie Peinture

Conseil


Eh bien ! mêle ta vie à la verte forêt !
Escalade la roche aux nobles altitudes.
Respire, et libre enfin des vieilles servitudes,
Fuis les regrets amers que ton cœur savourait.
Dès l’heure éblouissante où le matin paraît,
Marche au hasard ; gravis les sentiers les plus rudes.
Va devant toi, baisé par l’air des solitudes,
Comme une biche en pleurs qu’on effaroucherait.
Cueille la fleur agreste au bord du précipice.
Regarde l’antre affreux que le lierre tapisse
Et le vol des oiseaux dans les chênes touffus.
Marche et prête l’oreille en tes sauvages courses ;
Car tout le bois frémit, plein de rhythmes confus,
Et la Muse aux beaux yeux chante dans l’eau des sources.

Théodore de Banville (1823-1891)
Les Cariatides

Le ballet des heures


Les heures sont des fleurs l’une après l’autre écloses
Dans l’éternel hymen de la nuit et du jour ;
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
Et ne les donner qu’à l’amour.

Ainsi que de l’éclair, rien ne reste de l’heure,
Qu’au néant destructeur le temps vient de donner ;
Dans son rapide vol embrassez la meilleure,
Toujours celle qui va sonner.

Et retenez-la bien au gré de votre envie,
Comme le seul instant que votre âme rêva ;
Comme si le bonheur de la plus longue vie
Était dans l’heure qui s’en va.

Vous trouverez toujours, depuis l’heure première
Jusqu’à l’heure de nuit qui parle douze fois,
Les vignes, sur les monts, inondés de lumière,
Les myrtes à l’ombre des bois.

Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines ;
Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé,
Rajeunit l’autre sang qui vieillit dans vos veines
Et donne l’oubli du passé.

Que l’heure de l’amour d’une autre soit suivie,
Savourez le regard qui vient de la beauté ;
Être seul, c’est la mort ! Être deux, c’est la vie !
L’amour c’est l’immortalité !

Gérard de Nerval (1808-1855)
Non renseigné

Leçon du maitre


S’armer de patience
Pour finir conquis
Par la paix intérieure.

Au chant des oiseaux
S’entrainer au paradis
À contempler des fleurs.

Elle fait fi des soucis
La sagesse de l’esprit
D’être fou de bonheur.

Stéphen Moysan (1979-?)
En route vers l'horizon

Mignonne, allons voir si la rose


A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

Pierre de Ronsard (1524-1585)
Les Odes

Plénitude


Faire le vide en soi -
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
- Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

Stéphen Moysan (1979-?)
J'écris mes silences

Regrets


Tu vois,
Un jour est passé.
Quel beau jour c’était !
Mais tu l’ignorais.

Tu vois,
Bien qu’à ta portée,
Tu l’as laissé là
Car tu ne savais.

Tu vois,
Ce jour-là s’offrait.
Fallait lui parler.
Et qu’en as-tu fait ?

Tu vois,
Il resta muet
et terne d’aspect
comme tant de journées.

Tu vois,
Fallait l’inviter.
Fallait le bercer
Et t’y réchauffer.

Tu vois,
Fallait t’y lover
Et t’en imprégner.
Il t’appartenait.

Tu vois,
Il s’en est allé
Et trop tard tu sais
Qu’il ensoleillait.

Tu vois,
Un jour est passé.
Et tu regrettas.
Quel beau jour c’était !…

Esther Granek (1929-2016)
Ballades et réflexions à ma façon

Saisir l’instant


Saisir l’instant tel une fleur
Qu’on insère entre deux feuillets
Et rien n’existe avant après
Dans la suite infinie des heures.
Saisir l’instant.

Saisir l’instant. S’y réfugier.
Et s’en repaître. En rêver.
À cette épave s’accrocher.
Le mettre à l’éternel présent.
Saisir l’instant.

Saisir l’instant. Construire un monde.
Se répéter que lui seul compte
Et que le reste est complément.
S’en nourrir inlassablement.
Saisir l’instant.

Saisir l’instant tel un bouquet
Et de sa fraîcheur s’imprégner.
Et de ses couleurs se gaver.
Ah ! combien riche alors j’étais !
Saisir l’instant.

Saisir l’instant à peine né
Et le bercer comme un enfant.
A quel moment ai-je cessé ?
Pourquoi ne puis-je… ?

Esther Granek (1929-2016)
Je cours après mon ombre





Pour nous aider et/ou pour le plaisir,
acheter les livres de Stéphen Moysan




Merci à vous d'être venu(e) lire
Poésie et poèmes d'amour
sur les Éternels Éclairs.



« Éternels Éclairs : Sources de poésies »


Webdesigner : Mathieu Jacomy    -    Webmaster : Stéphen Moysan
Contact : stephen.moysan@gmail.com


Partenaires référencement