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    * nouveautés de la rentrée 2018



Éternels Éclairs
Poésie Peinture

Alicante


Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie.

Jacques Prévert (1900-1977)
Paroles

Avant le déjeuner


Messe de Midi
Au chant du clocher
Les ombres s’enterrent.

Place de l’église
Trop de monde
À la terrasse des cafés.

Brune, blonde ou rousse
- Il les aime toutes
Le soiffard.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Ballade


Longue marche
Sans que le ciel
Ne bouge.

Aller pieds nus
Sur les rochers
Un danger agréable.

Au bord de l’eau
Poussent des fleurs
Sur les maillots de bain.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

C'est presque l'invisible qui luit


C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.

Vois, la lumière ne pèse point
sur ces obéissants contours
et, là-bas, ces hameaux, d'être loin,
quelqu'un les console toujours.

Rainer Maria Rilke (1875-1926)
Les quatrains valaisans

Envers et contre tous


Montre à tes amis ton cœur et ta bonne foi,
Montre ton front à tous tes adversaires.
Fidèle à ta nature et conforme à ta loi :
Laisse dire les sots, écoute les sincères,
Consulte les sensés et marche devant toi.

Henri-Frédéric Amiel (1821-1881)
La part du rêve

Été : être pour quelques jours


Été : être pour quelques jours
le contemporain des roses ;
respirer ce qui flotte autour
de leurs âmes écloses.

Faire de chacune qui se meurt
une confidente,
et survivre à cette soeur
en d'autres roses absente.

Rainer Maria Rilke (1875-1926)
Les roses

Le Papillon


Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses
S'enivrer de parfums, de lumières et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

Alphonse de Lamartine (1790-1866)
Nouvelles méditations poétiques

Le talisman


Il est un feu discret qui se cache en ton âme,
Mais qui tremble et palpite à tous les coups du sort :
C'est l'espoir ! Défends bien cette petite flamme ;
Si la flamme s'éteint, ami, ton cœur est mort.

Henri-Frédéric Amiel (1821-1881)
Il penseroso

Les amoureux


L'eau qui caresse le rivage,
La rose qui s'ouvre au zéphir,
Le vent qui rit sous le feuillage,
Tout dit qu'aimer est un plaisir.

De deux amants l'égale flamme
Sait doublement les rendre heureux.
Les indifférents n'ont qu'une âme ;
Mais lorsqu'on aime, on en a deux.

Madeleine de Scudéry (1607-1701)
Romances et poésies

Les mythes & les athées


Les mythes & les athées sont doublement divins
& mourants
Nous vivons, nous mourons
& la mort n’arrête rien
Nous poursuivons notre voyage dans le
Cauchemar

Jim Morrison (1943-1971)
Une prière américaine

Les reflets


Comme un reflet
Dans les yeux du pêcheur
La couleur de la mer,

En cette fin de soirée,
Il a offert à son fils
Le meilleur anniversaire,

Heureux de l’avoir attrapée
Dans son seau d’eau
L’enfant repart avec la lune.

Stéphen Moysan
En route vers l'horizon

Nous sommes juchés ...


Nous sommes juchés la tête en bas
au bord de l’ennui
Nous cherchons à atteindre la mort
Au bout d’une bougie
Nous essayons de trouver quelque chose
Qui nous a déjà trouvés.

Jim Morrison (1943-1971)
Une prière américaine

Nuits de juin


L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.

Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

Victor Hugo (1802-1885)
Les rayons et les ombres

Plénitude


Faire le vide en soi -
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
- Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

Stéphen Moysan
J'écris mes silences

Sensation


Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud (1854-1891)
Poésies

Si l'on chante un dieu


Si l'on chante un dieu,
ce dieu vous rend son silence.
Nul de nous ne s'avance
que vers un dieu silencieux.

Cet imperceptible échange
qui nous fait frémir,
devient l'héritage d'un ange
sans nous appartenir.

Rainer Maria Rilke (1875-1926)
Vergers

Vous allez voir ce que vous allez voir


Une fille nue nage dans la mer
Un homme barbu marche sur l'eau
Où est la merveille des merveilles
Le miracle annoncé plus haut ?

Jacques Prévert (1900-1977)
Paroles



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