Éternels Éclairs

L'Efflorescence d'un adieu (2/3) :
La Mélodie citée du silence
Stéphen Moysan

2008 - 2010

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J’ai déposé quelques fleurs Au cimetière des poèmes Car j’en ai dans le cœur Des graines de je t’aime Ça donne vie au bonheur Non plus de chrysanthèmes C’est un monde de couleurs Les bouquets que l’on sème.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Il s’allonge au dehors Tel un roi face au ciel En songeant au réconfort D’être libre sous son toit Illusion de belle romance Et clair de lune au silence Les nuages brillent de la soie À cette bourgeoise innocence Que même le pauvre a en soi.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Lumière d’un songe, et mirage Dans la clairière des présages Vision d’un futur plus clément Pour l’imaginaire des enfants C’est une invitation au voyage Où l’avenir brille sans nuage L’espace d’un instant durant L’éternité en dehors du temps.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Vivre le temps de l’éternité Dans un présent de liberté Profiter et profiter toujours De l’amour qui nous entoure Se sentir pleinement satisfait De l’instant et de l’âge d’or Comme un enfant bercé Avec le sourire s’endort.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Radieuse reine des plaines Lorsque s’égraine la rosée Dorée à la clarté de l’Eden L’aurore voit le jour gagné Et çà danse à travers ciel La parade des hirondelles Comme une belle aubade À l’esprit des demoiselles.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

J’aimerais cueillir la beauté Sans qu’elle ne fane jamais Contempler en chaque pré L’harmonie du mois de mai Vous offrir un peu de l’été Comme un brin de muguet Ami des papillons sauvages Ombre blanche du paysage Un reflet d’Eden se répand En pèlerinage avec le vent.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Pépites d’écumes de miel Ou bien flocons d’étincelles Nul ne le sait exactement Un peu des deux sûrement Et quelques faux-semblants Les houles de remous d’or Sous flots d’éclats éternels Au loin scintillent, un trésor Dont les lueurs ruissellent.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Quand le vent souffle le bal Sur les landes armoricaines Et que sa mélodie s’emballe En orchestrant les pollens Tel un arc-en-ciel végétal Au parfum des sept couleurs La bruyère des bords de mer Mêlée aux cerisiers en fleurs C’est un air qui réverbère Les reflets de l’esprit rêveur.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Azur en fleurs Nuages de miel Chaude douceur Nectar d’essentiel Pour mon bonheur Je butine le ciel ! Mon âme papillonne Et vole au delà Vers où elle sillonne C’est la dolce vita Elle va et fredonne L’ivresse et la joie.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Alchimie de l’amitié Rayonnant dans mon âme Le trésor vrai d’être aimé Plus que tout est le charme De cette joie qui enflamme La nuit, si belle à mes yeux Une poésie vole en éclats C’est un constat fabuleux Mes amis brûlent d’un feu Que le grand soleil n’a pas !

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Dans une brume légère Aux parfums de la mer Délicatement répandus, Quand la nuit s’éclaire Que le ciel fait concert À une heure bienvenue, En des signes de mains Aux branches des pins Un bon vent vous salue, C’est la bise du matin À la croisée des chemins La vie vous a reconnue !

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Si pris de maux à l’estomac Quand la misère il aperçoit L’Homme livre son combat Contre ceux qui font les lois, Peut-être qu’un jour viendra Où finira la fable d’autrefois Faisant du pauvre un paria Et du prince le prochain roi !

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Célébrer la paix avec autrui Jusqu’à l’appeler mon frère ; Et si l’amour a des ennemis, Ne plus mourir à la guerre ! Rien n’est impossible l’ami : Vois tout ce qu’on peut faire, Et le si peu qui est accompli En un passage sur la Terre.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

Requiem d’un ciel gris Au sein des bois, de-ci de-là Avec un air de dos si las Les arbres font tristes mines C’est chagrin de l’automne ! Tandis que valsent les feuilles Sous une bruine opaline La mort prend vie, la vie dépérit Et la nature en porte le deuil Comme un sentiment monotone.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

C’est un instinct terrifiant Comme la perte du temps Quand il nous assassine, C’est une crise d’angoisse Qui sans cesse se ressasse Au fond de ma poitrine, C’est une mort lentement Qu’on supplie tendrement Pour s’épargner la ruine, L'infini maudit ! C’est aussi en toi hélas, Soupirant des sons si las Qu’il hurle nos origines.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence

La Mélodie citée du silence Sonne telle une évidence Au cimetière des poèmes. Voix de l’esprit en errance, Rythme de pas en cadence, La poésie a l’âme bohème. Elle dit : célèbre ta chance, Viens avec moi - Et danse, Tu oublieras tes problèmes ! Alors tu sacrifies ta chance, T’enfuis avec elle, Et danses Jusqu’à avoir le teint blême. C’est ainsi qu’elle se relance Pour que tout recommence Au cimetière des poèmes.

— Stéphen Moysan,
La Mélodie citée du silence
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