Éternels Éclairs

L'Ascension du Verbe ou la Transcendance de l'Âme
Stéphen Moysan

Georges Mathieu, Les capétiens partout

Oeuvre compilée le 7-8 janvier 2026

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I



Extrême vertige d’une conscience en danger aux abords du gouffre du silence où les mots sont des tombeaux d’échos sans fond la gravité de la situation est faille faisant chuter mon esprit en pleine obscurité la mort prend corps pour ouvrir un passage vers l’autre côté jusqu’à se sentir devenir être ange blanc de remords n’avoir que le tort de vivre à la lumière de ce constat vain d’éclat de joie ce qui en vaut la peine ça va de soi on le devine déjà succomber au choix de l’au-delà donne raison à une folie certaine dès lors que la foi des fois au roi des rois révèle le destin de ses fidèles las de le vouloir bien au hasard voir l’avenir tracé comme une histoire de liberté voguant vers l’éternité tandis que le vide absolu ne pourra jamais se créer parfait il n’y a aucun sens à en saisir rien au sens du néant où chacun est plongé avec l’espoir venu de nulle part de partir pour tout ailleurs illusoire l’existence se perd à la dérive par manque d’horizon une déclaration d’amour à la vie trop tôt se tait hélas les hommes glissent sur la mauvaise pente en voulant prendre la tangente face à l’absence de perspective il faut fuir les lignes de courants de pensées d’évidence c’est le meilleur moyen de se sauver risquer l’inconnu plus loin aller là-bas se mettre à nu tel un enfant dire la vérité mes amis grande solitude si l’inquiétude est pour moi triste à faire chassez moi de votre cœur tant qu’il en est encore temps je vous prie de le croire troublant ce trou noir aveuglant les voyants déments nous sommes tous condamnés à endurer nos tourments en la chaleur de notre enfer fatalement je n’ai plus la moindre larme à essuyer des espérances vulgaires pêcheurs sans repentance votre âme est sèche de pitié cessez d’alimenter les feux de la colère s’il vous plaît de satisfaire l’ivresse de profiter toujours cela m’est nécessaire j’ai soif de liquider les sources de mon calvaire.

— Stéphen Moysan,
L'Ascension du Verbe ou la Transcendance de l'Âme


II



Les lois de l’humanité ont des raisons mais nos raisons sont des folies que les hommes ignorent hélas aussi prisonniers des boulets de l’esprit cerclés aux pieds ceux de ma race qui gardent par ailleurs la main sur le cœur marqué au fer rouge se font furieusement du mauvais sang en rongeant l’os de leur conscience jusqu’à mordre la poussière comme des morts de faim de vivre ayant soif d’autre chose ils enragent de souffrir de perdre la face au regard du destin qui les frappent sous forme de coups du sort ne devant rien au hasard tandis que les grandes tragédies de l’histoire se répètent dans des livres qui se la bouclent souvent les cruautés de ce monde placées à profits sur le compte de la fatalité servent les intérêts des peuples riches de la pauvreté des autres en donnant le change au marché de la guerre par des actions armées le prix de la paix fait grimper en flèche les bénéfices tirés des sacrifices des pions selon les funestes stratégies des fous de l’argent roi coupables de notre mise en échec avec complicité des dames nations à travers les ans pires des empires multipliant les victimes condamnées à ne jamais devoir reprendre leur souffle les machiavéliques machinations érigeant les règles du jeu du pouvoir dans la folie matent les peuples au fond des dédales de la destinée sans autre boussole que de ne pas perdre le nord des cœurs aimantés par l’inconnu toujours plus loin aller encore et encore dégeler le froid des pensées pour comprendre qu’après l’hiver vient l’essor du beau temps fleurissant un monde de poésie quand hélas trop tôt tout s’enfuit.

— Stéphen Moysan,
L'Ascension du Verbe ou la Transcendance de l'Âme


III



Si je me souviens bien tout a commencé par une grande douleur aux prémices de l’hiver où je suis né dans la froideur de la nuit en pleurant la lumière donnant jour à la vie mon premier cri trop plein de peurs face à l’hostilité de ce monde n’annonçait rien qui vaille la joie de mes parents puisqu’il résultait du constat alarmant de souffrir l’heureux événement rendant évident que cela n’irait pas en s’arrangeant parmi mes semblables à des fantômes errants en quête de sens je m’éveillais à la perte de l’éternité sans pouvoir la retrouver ici-bas sauf éphémèrement pour oublier que notre cœur saigne d’exister en s’abandonnant parfois à célébrer le caractère sacré d’un ciel étoilé les grâces fugitives ne deviennent que pieux souvenirs des larmes de la mélancolie en laissant derrière elles solitude et désolation les fautes frappent fort la foi des fidèles filant droit devant la loi des grands interdits on se rend coupable de suivre des chimères de l’esprit mères de nos folies elles engendrent des monstres qui dévorent nos âmes nourrissant leur enfer en alimentant le vain espoir d’un coin de paradis sur Terre l’amour est au ciel ce que haine est ici un arrière-goût qui ferait vomir de rage n’importe qui rendu malade par la fièvre délirante de cette divine tragédie de crier à la mort de mourir chaque nuit la vie est envie de vivre chaque jour invoquer de l’oubli son sursis croire en un alchimiste détour pour toujours espérer à jamais s’en sortir dans les dédales de la destinée se perdre en amour puisque la haine joue des tours monter aux créneaux de l’amitié la flèche est décochée rapidement elle touche sa cible au cœur du sujet la poésie saigne encore un instant avant de voir alors embué ce triste regard qui vous sourit comme un ange pleure au fond de ses yeux l’entrée de sa pierre tombale.

— Stéphen Moysan,
L'Ascension du Verbe ou la Transcendance de l'Âme


IV



A constamment errer la vie à en gérer la mort au côté de son amie la souffrance les miens prêts à toujours aller plus loin pour le pire et le meilleur pourront-ils être pardonnés mon dieu je suis un des leurs attaché à mon besoin de liberté je piétine la soumission comme mes aïeuls pataugeaient sur les braises du feu dans l’attente d’une réponse moins muette l’espace d’une seconde j’hausse la tête à la recherche d’un peut-être tout cela vaut-il le coup de grâce puisqu’ils diront que j’étais fou en ignorant tout de la folie qui n’est pas si grave quand leurs raisons nous dirigent avec autorité ils définissent l’existence entre n’être pas et n’être plus à l’évidence je pense que j’ai toujours été et je serai toujours jamais identique voici une triste vérité dans ce présent incertain l’avenir est un puit profond de désespoir où je plonge en serrant les poings pour mettre les points sur les i dans une bataille contre soi la colère embrase mon feu intérieur jusqu’à la brûlure des mots quand la mémoire fait silence peut-on oublier l’inoubliable sans plus souffrir la cause du tort aucun échappatoire possible si vous compreniez le mal que cause nos peines peut-être envisageriez-vous de guérir les douleurs communes pour découvrir l’éternité l’espace d’une seconde enflammer votre cœur dans l’eau divine de l’amour frôler l’infini du bout des doigts graver j’aime la vie dans un même mot contenir tout l’univers et ses grains de sable du temps refoulés par la marée qui n’arrête pas de ne pas s’arrêter il est un espoir auquel se rattacher en jetant l’ancre philosophique sur qui peut la colère peut aussi la joie.

— Stéphen Moysan,
L'Ascension du Verbe ou la Transcendance de l'Âme


V



Le voyage s’achève au bord de l'eau profonde illusion du ciel en miroir chargé de nuages de coton effiloché par le souffle du vent emportant la nuit sans lune ni étoiles filantes dans l'espace infini des songes de l'esprit s'évadant armé de courage le poète cherche la prose parfaite au milieu de sa solitude marchant seul sur le fil du rasoir de son esprit fertile exilé après son retour du monde de la pensée de la vérité de l'ombre de la nuit de l'esprit de la terre de nos ancêtres de passage sur le chemin de l'éveil de la conscience de soi de l'autre côté du miroir de l'âme de fond de l'univers de la lumière de l'éternité de l'instant de pur bonheur de voir de l'imaginaire de la réalité de l'être de l'émotion de la voix de la raison de vivre de l'amour de la beauté de l'art de la parole de l'homme de cœur de la cité des anges de la poésie oubliée par l'histoire de l'humanité entière et fragile comme un verre de cristal rempli de vin sous les voûtes de la cathédrale de pierre vive et vibrante au son de l'orgue de barbarie des rues s'éveillant sous la plume de son génie reflétant l’invisible à l'œil nu de celui qui ne sait pas regarder passer le temps de vivre chaque seconde de cette existence chemin de vérité nue et crue comme le matin du premier jour du reste de sa vie au fond de ses pensées les plus secrètes et belles de simplicité retrouvée au creux d'une main tendue vers l'horizon de tous les possibles de la grâce de l'éveil de la conscience de soi de l'autre côté enfin révélé par une expérience de transcendance.

— Stéphen Moysan,
(Texte avec un petit peu d'IA)
L'Ascension du Verbe ou la Transcendance de l'Âme
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