Éternels Éclairs

Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure
Stéphen Moysan

Bleu, Miro

2ème semaine de Mars 2020

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Sur un oreiller en paille Contempler les étoiles - Quiétude. Au-dessus de la lune L’esprit voyageur - Fraîcheur. Entre deux silences Création d’un poème - Gratitude !

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Grand débat Le bien, le mal, les hommes Rien à en dire. Longue est la nuit Seules les étoiles Eclairent mes pensées. Pleine lune Promesse pour demain Un nouveau jour.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Cultiver la plénitude La position du sage Dans les herbes folles. Allongé au bord de la rivière À contre-courant Mon ombre flotte immobile. Tant de beautés non évoquées Tant de mots à trouver Je vis en poésie.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

De quel moustique ? Je ne sais ! Mais quel bruit. Elle n’a pas fermé L’œil de la nuit La Lune. Tôt le matin Je la réveille La machine à café.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Manque de sommeil Après une courte nuit - Café allongé. Oublier les beaux jours Et la chaleur de l ’été - Pluie d’automne. J’en ai déjà le double - Mes vingt ans Il me semble que c’était hier.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Il atténue les peines Comme les joies Le Temps. Triste évidence Quand le passé se creuse Bientôt l’enterrement. La vie semble si courte On la traverse si rapidement Choisir le chemin de la lenteur.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Pour toi partir au soleil Pour moi décrocher la lune Pour nous oublier. La tête dans les nuages - Une pluie de larmes Coule sur mon visage. Muré dans le silence, Le cafard m’envahit, Je suis rongé de l’intérieur.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Dans sa cage L’oiseau est prisonnier Tel l’homme en société. J’ai cassé les barreaux Je peux enfin sortir Et chanter la liberté. Le choix est difficile L’avenir incertain J’avance en hésitant.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Agir de son mieux Vouloir améliorer les choses Quand rien ne change. Ne pas perdre espoir Des moments meilleurs Pour qui sait y croire. Il est des lumières Même difficiles à voir Dans les heures sombres.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure

Tant de messages À crier au monde J’en reste sans voix. Brûlant d’envie Le feu intérieur me consume Ne laissant que des cendres. Précepte immuable L’homme qui s’enflamme Sa sagesse meurt de sa combustion.

— Stéphen Moysan,
Le beau ciel bleu ne dit rien de la tempête intérieure
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