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Éternels Éclairs
Poésie Peinture

Ne t’émerveille point que chacun il méprise


Ne t’émerveille point que chacun il méprise,
Qu’il dédaigne un chacun, qu’il n’estime que soi,
Qu’aux ouvrages d’autrui il veuille donner loi,
Et comme un Aristarq’ lui-même s’autorise.

Paschal, c’est un pédant’ : et quoiqu’il se déguise,
Sera toujours pédant’. Un pédant’ et un roi
Ne te semblent-ils pas avoir je ne sais quoi
De semblable, et que l’un à l’autre symbolise ?

Les sujets du pédant’, ce sont ses écoliers,
Ses classes ses états, ses régents officiers,
Son collège, Paschal, est comme sa province.

Et c’est pourquoi jadis le Syracusien,
Ayant perdu le nom de roi sicilien,
Voulut être pédant’, ne pouvant être prince.


Joachim du Bellay
Les Regrets



Autres pages concernant ce poète : Les Oeuvres de A à Z - Le Florilège de poèmes - La Biographie






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« Ne t’émerveille point que chacun il méprise » de Joachim du Bellay
sur les Éternels Éclairs.



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