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Éternels Éclairs
Poésie Peinture

Poète et poèmes en rimes du XXI ème siècle




Stéphen Moysan
L'Efflorescence d'un adieu (3/3) :
Quelques traces éparses



- La Mort du romantique
- La Mélodie citée du silence
- Quelques traces éparses

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Couverture de La Mort du Romantique



   Quelques traces éparses

 



Avant 2008




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Enlacer le ciel,
Attraper un nuage,
Mouiller la lumière,
Déchaîner un orage,
Enflammer la pluie,
Caresser un éclair,
Illuminer la nuit,
Agrandir l’infini,
Faire de ses rêves
Une folle alchimie.

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

J’étais aveugle dans le noir
Quand ton être m’a fait voir
La lumière que le coeur loue
Fille du feu de l’amour fou.

Tu enflammes mes espoirs
Bel ange en qui j’ose croire
Même la nuit tu éclaires tout
Tu rendrais le soleil jaloux.

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

Loin des coeurs lourds
Et des esprits sourds
Aux chants de l’aurore
Demeure ce vrai trésor.

J’ai caché ton amour
Dans le lever du jour,
Et libre de son essor
Comme il brille fort !

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

Un jour, je saurai parler
La belle langue des purs,
Celle qui ne dit que vérité,
Celle qui vole dans l’azur,
Pour elle j’ai tout sacrifié
Sans en avoir le coeur dur !
Ami, j’ai cessé de pleurer
En voyant rire mon futur.

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

Les signes parlent muet
Quand porte la voix des sourds
Nul n’entend leurs secrets
Ce sont des bruits qui courent
Sous les regards inquiets
Les anges sont à l’écoute
Du doute de celui qui sait
Assurément faire fausse route
En des mirages d’évidence

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

D’un sperme étoilé
La voûte s’est constellée
Adultères autant que de soeurs
Dans la voie lactée
La lune a la rondeur
D’une mamelle sèche
Son père soleil est une mère chaleur
Il l’a allaitée au lait de sa crèche !

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

En fureur noire
Son cheval blanc
Fend le brouillard
Tel coup de vent,

À très vive allure
J’ai vu s’agripper
Sur cette monture
L’errant chevalier,

Vers où partait-il ?
Nul ne le saurait !
Fantôme de l’exil
Le regret du secret,

Il chevauche si loin
Espion des vertiges
Que début sans fin
La brume l’oblige.

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

Quand pris par les tourments
De leurs trajectoires ignorées
En tendant au ciel un cadran
Ils ne visent que la Destinée :

Les grands princes des mers
Braves pionniers d’horizons
Naviguent au large des terres
Vers de nouvelles directions.

Tandis que d’autres s’égarent
À se chercher en s’enfuyant
Et que tenter pour la plupart
De ne pas tenter, c’est tentant !

Ces capitaines de la bohème
Dont l’ambition fera le renom
Tiennent cap vers eux même
Pour rejoindre ceux qu’ils sont.

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

Le défi du feu !!

C’est un rite sorcier du bout du monde,
Intronisé au centre d’une foule en ronde,
Quand une tribu se retrouve sans audace,
Et que son chaman exorcise sur place :

Le défi du feu !!

C’est roulements de tambours aux tam-tams,
Des mouvements de ventres qu’on acclame,
Des breuvages herbeux aux effets fulgurants,
Dans une atmosphère saupoudrée d’encens :

Le défi du feu !!

C’est la célébration d’un vaillant africain,
D’un sauveur n’ignorant point le chagrin,
Ni la révolte – ni les infâmes soumissions,
Qui avec forces ont exhorté sa rébellion :

Le défi du feu !!

C’est une épreuve où se révèle la bravoure,
Un compte à rebours amorcé sans détours,
Un challenge à relever aux charbons ardents,
Que nus pieds les noirs traversent indolents :

Le défi du feu !!

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

L’homme à la larme de sang sur la joue
Transpire le millénaire en sa mouvance,
Quand un vampire, Monstrueux voyou !
Le guette invisiblement avec insistance.

La bête des ténèbres rôde aux alentours,
Elle salive de l’hémoglobine à l’avance ;
À l’évidence le sauvage édenté savoure,
Sa future victime se déplaçant à distance.

La chair est nourriture pour le carnivore,
Fatalement alléché par la rouge senteur,
Vorace – Le croc mord blanc de remords,
La proie périt à l’ombre de son prédateur.

Aussi :

La pitié au défunt se montre clandestine,
Lorsque l’instinct dépasse la conscience,
La survie d’un crève la faim est assassine,
Rien ne contrôle des ventres sans pitance.

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

Elle ne se préserve que par mes nuits
Où mes rêves se consacrent à l’envie
D’une attitude béate devant la pieuse
Admiration de la beauté langoureuse.

Qu’elle semble naturellement impolie,
Charmeuse et en conséquence si jolie,
Il suffit de la regarder pour être épris,
Comme un amant qui sera reconduit.

Je ne puis l’accueillir dans mes bras,
Mes yeux ne pleurez plus pour cela !
Toujours éphémère, elle s’en repart
Sans prévenir ni même dire au revoir.

Mais qu’ai-je dit pour si peu mériter,
Quand sans elle tout reste à prouver,
J’ai pendu l’espérance de son retour,
Coutumier des horreurs en plein jour.

Je me meurs de : la volonté de vivre !

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses

Dernières paroles


Sous ce ciel de plomb
Mon silence sera d’or
Pour payer les démons
Qui me hantent encore.

Si vivre a ses raisons
De vouloir fuir la mort
Que le chemin est long
Sans un espoir d’essor.

Mes rêves à l’abandon
Je mets fin à mon sort
Par les feux du poison
Mon avenir s’évapore.

J’ai des hauts horizons
Le vertige d’un remord
Accordez-moi le pardon
Nécessaire à mes torts.

Stéphen Moysan
Rimes du XXI ème siècle
Quelques traces éparses



+ Les Premiers Poèmes




Ô ma mère


Ô ma mère, Cœur ouvert aux longues confidences
Qui jamais ne se suivirent de cris en remontrances,
Par la plus douce des chaleurs déployées sur Terre,
Tu évaporais mes pleurs, ainsi que mes mystères.

En plissant un sourire jusqu’au coin de ces lèvres,
Qui baisaient mon front comme à effacer la fièvre,
Tu m’emmitouflais contre ton affectueuse poitrine,
Et de tes qualités cela n’était point la seule vitrine.

Que ne t’aurais-je écrit dans une époque heureuse,
Peut-être un recueil de bonheur sans ange pleurant,
Ou bien une de mes béates attentions langoureuses,
Comme un câlin disant merci de m’avoir aimé tant.

Ô ma mère, Cœur ouvert aux longues confidences,
Puisqu’à ton égard, je me devine encore trop fade
Afin de te remercier honorablement de ma chance,
À mon tour, Je te couvrirai de milles embrassades.

Stéphen Moysan
Premiers poèmes

Encouragement


Compagnon d’incertitude, courage !
Notre attache à l’Art est un ouvrage
Digne des plus hautes tours édifiées
Par d’ancestrales et divines pensées.

Illuminés des essors vers la montée
Où la verticale distingue un horizon,
Afin d'approcher les voûtes azurées,
Agrippons nos intentions d’élévation.

Alors il nous sera possible de flotter
Sur le dos des nuages à fleur de peau,
Par l’effluve de dépressions dissipées,
Ensoleillant tous les méritants travaux.

Courage ! Compagnon d’incertitude,
De toi dépend notre sort et sa finitude,
Si lâche il advenait que tu te relâches,
Tu échapperais la ficelle
                Qui au ciel nous harnache !

Stéphen Moysan
Premiers poèmes

États de faits


Elle s’accompagne de chars et d’armées,
Régissant le contrôle de chaque individu,
Certains la concevaient mère de la liberté,
D’autres l’ont motus et bouches cousues.

Quand son secret gardé est de tous connu,
Sous loi du silence elle dresse les barbelés,
En murs grillagés subdivisant les avenues,
Cerclées de soldats, sensés nous protéger !

Tandis que nos dirigeants l’ont par autorité,
Comme si cela ne flattait pas un contresens,
La clémence à ce titre s’est vue séquestrée,
Avec elle s'escorte maintenant la sentence :

La paix défendue est une chimère de la guerre,
Qui faible de notre intolérance a été baptisée,
Afin que des lignes frontalières se régénèrent,
Les létales ambitions du pouvoir à perdurer.

Stéphen Moysan
Premiers poèmes

Amen


Par des ‘je vous salue Marie’
De leurs consciences aigries
Les gens - bien à la confesse -
Passent le temps qui presse.

Ils nous mentent ces gens là
Avec leur pari sur l’Au-delà
Quand la foi juste au cas où
Les lavera fidèles à genoux.

Se différenciant des impies
Qui jamais au sol ne prient
Les hommes de bon choix
Portent le poids de la croix.

Ainsi tous pêchés nettoyés
Ils pourront recommencer
Tel un cycle de l’Histoire
À exécuter l’avenir en noir.

Le temps qui passe – presse
Les gens biens à la confesse
De leurs consciences aigries
Par des ‘je vous salue Marie’.

Stéphen Moysan
Premiers poèmes

C'est tout, et si peu à la fois


Exister - c’est tout - Voilà notre angoisse !
Si la mort n’est rien : un rien nous terrasse.
Dés le début notre fin, c’est l’ultime menace,
Elle vous prendra tout, soyez-en donc assurés,
Vous qui avez si peu, à donner sans compter,
Vous perdrez moins, à voir la vie en face.

Stéphen Moysan
Premiers poèmes



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