Mise en lumière avec rage
D’une violence démentielle
Entre les lignes de l’orage
Une sombre vérité se révèle :

Noir est le cœur des nuages
Pleurant des larmes du ciel
Lorsqu’ils vivent naufrage
Dans les courants éternels !

Stéphen Moysan



Éternels Éclairs
Poésie Peinture


Biographie de Giovanni Boldini (1842-1931)



Giovanni Boldini : Peintre italien ; né à Ferrare le 31 décembre 1842 et mort à Paris le 11 janvier 1931 ; il est le huitième enfant d'une famille de treize, dont le père était peintre et restaurateur d'art ainsi qu'imitateur occasionnel de tableaux de Raphael et de paysagistes vénitiens.

Dès avant 20 ans, il fréquente d'autres artistes de la ville et s'intéresse aux grands peintres du Quattrocento. En 1862, portraitiste déjà renommé, il s'installe à Florence pour compléter ses études, s'inscit à l'Académie et devient l'élève de Pollastrini, un " figuratif délicat non indifférent à la nouvelle peinture " et de S.Ussi " qui, malgré de déplorables compositions historiques, put lui donner quelque enseignement en matière de nature et de lumière ". Il entre alors en contact avec le groupe dit des Macchiaioli, composé de membres de l'École de Barbizon qui rejettent l'académisme et préconisent l'immédiateté et la fraîcheur, en particulier le portraitiste Gordigiani et C. Banti, qui le présente à des personnages importants, surtout étrangers, dont les Falconer, propriétaires d'une villa à Pistoie, où il travaillera entre 1866 et 1870.

Il se lie également avec le critique Diego Martelli, qui contribua à populariser en Italie les principes de l'impressionnisme français. Boldini produit, au début de sa carrière quelques paysages et peint, en 1870, une série de fresques à la Villa La Falconiera près de Pistoia, dont des panneaux muraux dans un boudoir. En 1867, parti à Paris avec les Falconer pour voir l'Exposition Universelle, il y fait la connaissance de Degas - qui séjourne souvent à Florence - Manet, Sisley, Caillebotte, mais également Corot.

En 1869 un parent des Falconer l'invite à Londres, où il étudie les grands portraitistes et les caricaturistes anglais, dont Gainsborough. Il exécute de nombreux portraits en petit format de dames de haut rang, qui lui valent ses premiers succcès mondains, et obtenant de plus en plus de commandes, il fait de nombreux séjours dans cette ville jusqu'en 1874.

En 1872, il s'installe à Paris et prend un atelier près de la place Pigalle et travaille sous contrat d'exclusivité avec le marchand d'art Adolphe Goupil " en s'inspirant de Watteau et de Fragonard dans le genre anecdotique de Meissonnier et Fortuny " ; en 1874, un de ces tableaux est vendu 3 000 francs. Il commence à portraiturer "le Tout-Paris", expose au Salon, et le prix de ses tableaux arrive à doubler puis grimpe à 25 000 francs.

En 1875, il va en Hollande où il découvre Franz Hals, rencontre décisive pour son art.

Vers 1880, il intensifie sa production de pastels, s'éloigne de Goupil qu'il quitte en 1885. Repartant à Londres, Sargent lui cédera son atelier du boulevard Berthier dans le 17e arrondissement.

Boldini exécuta pour Goupil des petits tableaux de genre en costumes du XVIIIe siècle, brillamment colorés, qui eurent un grand succès, mais on admirait surtout ses portraits de femmes de la haute société, brillants et élégants, caractérisés par un coup de pinceau hardi et fluide.

En 1886 il réalise une première fois le portrait de Giuseppe Verdi sur toile ( Milan, Galleria d'Arte Moderna ) - il le lui donnera sept ans plus tard à Milan - mais, insatisfait du résultat, il le refait le 9 avril 1886, au pastel et en seulement cinq heures.

En septembre 1889, il se rend avec Degas en Espagne et au Maroc, où ils sont impressionnés par Velasquez, Goya et les deux Tiepolo.

En 1892, il séjourne en Italie pour réaliser un autoportrait à la demande du musée des Offices ( Sargent en fera autant en 1907 ).

En 1897, il expose à New-York et peint les portraits entre autres notabilités, de Vanderbilt et de Whitney.

En 1900, il travaille à Palerme à celui d'une certaine Franca Florio, qui " scandalise le mari du modèle qui impose des corrections moralisatrices draconiennes ".

Jusqu'en 1923-1924, Boldini produira nus, natures mortes, paysages de Venise, de Rome, de la province française. Sa vue s'affaiblit, et en 1931 il meurt, à 89 ans.


* Biographie Wikipédia. Présentée par Stéphen Moysan.



Merci à vous d'être venu(e) lire
la biographie de Giovanni Boldini
sur les Éternels Éclairs.