| Poésie | Peinture |
Bien que connaissant un succès tardif, la carrière de Paul Verlaine ne fut pas triomphale. L’espérance et
le chaos s’y répondent dans un rythme qui semble venir du fond des âges et qui reste, pour cela même,
hautement populaire, car la poésie verlainienne est traversée de repentirs, et est inlassablement en débat
entre chair et raison. Quant à l’inspiration religieuse, il ne semble pas qu’elle soit parvenue à relancer
en lui l’invention formelle. Pourtant, au dire de Mallarmé (et comme il a raison !), tout lecteur de
Verlaine peut « Tâter la ressemblance avec les maux humains. » Paul Verlaine est bien ce poète victime
de ses propres démons qui aura été habité par la nostalgie d’improbables compromis entre les pôles
antagonistes de son mysticisme et de sa sensualité. Il aura constamment été la proie des conflits qui
se reflétèrent dans sa vie ballottée, comme dans son œuvre. S’il subît l’influence de certains maîtres
à ses débuts, il la dépassa assez tôt pour imposer un ton inimitable.
* Wikipédia