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Éternels Éclairs
Poésie Peinture

Ô ma mère

Ô ma mère, Cœur ouvert aux longues confidences
Qui jamais ne se suivirent de cris en remontrances,
Par la plus douce des chaleurs déployées sur Terre,
Tu évaporais mes pleurs, ainsi que mes mystères.

En plissant un sourire jusqu’au coin de ces lèvres,
Qui baisaient mon front comme à effacer la fièvre,
Tu m’emmitouflais contre ton affectueuse poitrine,
Et de tes qualités cela n’était point la seule vitrine.

Que ne t’aurais-je écrit dans une époque heureuse,
Peut-être un recueil de bonheur sans ange pleurant,
Ou bien une de mes béates attentions langoureuses,
Comme un câlin disant merci de m’avoir aimé tant.

Ô ma mère, Cœur ouvert aux longues confidences,
Puisqu’à ton égard, je me devine encore trop fade
Afin de te remercier honorablement de ma chance,
À mon tour, Je te couvrirai de milles embrassades.

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs

Elle ne se préserve que par mes nuits
Où mes rêves se consacrent à l’envie
D’une attitude béate devant la pieuse
Admiration de la beauté langoureuse.

Qu’elle semble naturellement impolie,
Charmeuse et en conséquence si jolie,
Il suffit de la regarder pour être épris,
Comme un amant qui sera reconduit.

Je ne puis l’accueillir dans mes bras,
Mes yeux ne pleurez plus pour cela !
Toujours éphémère, elle s’en repart
Sans prévenir ni même dire au revoir.

Mais qu’ai-je dit pour si peu mériter,
Quand sans elle tout reste à prouver,
J’ai pendu l’espérance de son retour,
Coutumier des horreurs en plein jour.

Je me meurs de : la volonté de vivre !

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs

Encouragement

Compagnon d’incertitude, courage !
Notre attache à l’Art est un ouvrage
Digne des plus hautes tours édifiées
Par d’ancestrales et divines pensées.

Illuminés des essors vers la montée
Où la verticale distingue un horizon,
Afin d'approcher les voûtes azurées,
Agrippons nos intentions d’élévation.

Alors il nous sera possible de flotter
Sur le dos des nuages à fleur de peau,
Par l’effluve de dépressions dissipées,
Ensoleillant tous les méritants travaux.

Courage ! Compagnon d’incertitude,
De toi dépend notre sort et sa finitude,
Si lâche il advenait que tu te relâches,
Tu échapperais la ficelle
                Qui au ciel nous harnache !

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs

Serment d’amitié

Jusqu’au par cœur tu me connais,
Toi vers qui je vais, et vice-versa,
Ton ambition partagée est la paix,
Que de grâce j’ai tenue jusque-là.

Merci de tes réconforts d’hier,
Nous deux tu t’en souviendras !
Du noble mérite que je suis fier,
De ce qu’Ami, Tu en recevras.

Se peut-il d’être si peu mauvais,
Pour me punir enfin de tout cela,
Je ne sais en effet ce que j’ai fait,
Quand ton cou soutient mon bras.

Ainsi avec complicité je te donne,
Accepte mon risque de la détenir,
Comme un esthète qui se façonne,
La potentialité de nous anéantir.

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs

États de faits

Elle s’accompagne de chars et d’armées,
Régissant le contrôle de chaque individu,
Certains la concevaient mère de la liberté,
D’autres l’ont motus et bouches cousues.

Quand son secret gardé est de tous connu,
Sous loi du silence elle dresse les barbelés,
En murs grillagés subdivisant les avenues,
Cerclées de soldats, sensés nous protéger !

Tandis que nos dirigeants l’ont par autorité,
Comme si cela ne flattait pas un contresens,
La clémence à ce titre s’est vue séquestrée,
Avec elle s'escorte maintenant la sentence :

La paix défendue est une chimère de la guerre,
Qui faible de notre intolérance a été baptisée,
Afin que des lignes frontalières se régénèrent,
Les létales ambitions du pouvoir à perdurer.

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs

Le croc mord blanc de remords

L’homme à la larme de sang sur la joue
Transpire le millénaire en sa mouvance,
Quand un vampire, Monstrueux voyou !
Le guette invisiblement avec insistance.

La bête des ténèbres rôde aux alentours,
Elle salive de l’hémoglobine à l’avance ;
À l’évidence le sauvage édenté savoure,
Sa future victime se déplaçant à distance.

La chair est nourriture pour le carnivore,
Fatalement alléché par la rouge senteur,
Vorace - Le croc mord blanc de remords,
La proie périt à l’ombre de son prédateur.

Aussi :
La pitié au défunt se montre clandestine,
Lorsque l’instinct dépasse la conscience,
La survie d’un crève la faim est assassine,
Rien ne contrôle des ventres sans pitance.

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs

Vision nocturne

Au sommeil des visions nocturnes
L’invisible est offrande à sacrifier,
Sur l’autel des héritiers taciturnes,
L’auréole peu à peu est décerclée.

Sa couronne libère les chevauchées
D’avides guerriers buveurs de sang,
En féroces fléaux habillés du passé,
Assoiffés de boyaux : fils du présent !

La momie des nouveaux seigneurs
Etrangle le spectre de l’ange blanc,
Sous le contrôle du pâle protecteur,
L’anneau emprisonnait les manants.

Il se délie avec le futur de nos mains
À travers les lignes courbes du salut,
Alors armé jusqu’aux dents de la fin,
Ce cycle se crucifiera en son début.

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs

Toute foi des illusions

D’abord - D’abord a commencé la Mort !
Froide du chaud pays qui nous accueille,
Quand pour toujours notre corps s’endort,
Sous la croix du chêne sans sève ni feuilles,

Tant de souvenirs se ramassent à la pelle,
À l’heure où sévit la faucheuse de l’Eden,
En grand se défraye l’ouverture du tunnel,
Où notre âme plonge allégée de ses peines,

Alors la brume volatile tend à se dissiper,
Infiltrant à sa place une radieuse lumière,
Dont les ondes évoluent en force animée,
Comme de l’eau au lit pentu d’une rivière,

Ainsi il n’y a plus qu’à se laisser glisser,
Au sein de la volupté imagée du spirituel,
L’existence s’y décline jusqu’à l’éternité,
Mais d’abord la Mort - Ensuite les ailes !

Stéphen Moysan
Pleine lune sur des espoirs


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