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Éternels Éclairs
Poésie Peinture

Amen

Par des ‘je vous salut Marie’
De leurs consciences aigries
Les gens - bien à la confesse -
Passent le temps qui presse.

Ils nous mentent ces gens là
Avec leur pari sur l’Au-delà
Quand la foi juste au cas où
Les lavera fidèles à genoux.

Se différenciant des impies
Qui jamais au sol ne prient
Les hommes de bon choix
Portent le poids de la croix.

Ainsi tous pêchés nettoyés
Ils pourront recommencer
Tel un cycle de l’Histoire
À exécuter l’avenir en noir.

Le temps qui passe – presse
Les gens biens à la confesse
De leurs consciences aigries
Par des ‘je vous salut Marie’.

Stéphen Moysan
Confession athée



Asphyxies urbaines
Complicités de haine
Et voitures flambées
Fêtant la bonne année,

Ça traîne en groupe
Pauvreté en poupe
Réunis pour le pire
Sans meilleur avenir,

Racailles – Lascars
Sur place de la gare
Squatte à l’ordinaire
Où zone la misère,

Exclus de la société
Au chômage institué
Rien d’autre à faire
Que l’ennui à taire,

Si violence s’engage
Evacuer toutes rages
Crispées sur les faciès
Que la France blesse,

Asphyxies urbaines
Complicités de haine
Et voitures flambées
Fêtant la bonne année !

Stéphen Moysan
Confession athée



Tel un processus
Sous des raisons
Vois mon cursus
Par destructions,

Nécessaire liberté
J’aurais bien aimé
Ne pas être obligé
De me condamner.

Volonté, ô volonté
Qui nous dépasse,
Je bois à ta santé !
Tchin à la menace.

Bientôt - Trop tard
Surviendra le soir,
La dernière heure
Ma dernière peur.

Stéphen Moysan
Confession athée

Ombre apparente

Et je patiente mon signe,
Qui déploierait ses ailes,
Au milieu de ces vignes
En grappes irrationnelles.

Et ô combien j’attends,
Comme une révolution,
Pressant le jus du sang,
Des raisins de l’élection.

Et jamais il ne se montre,
Pourquoi tendre à mentir,
C’est telle une rencontre,
Qu’on ne pourrait s’offrir.

Et par un éclat de velours,
Rompue à la nature verte,
Sous les charmes du jour,
L’ombre s’est découverte.

Stéphen Moysan
Confession athée

Souvenir flou

En fureur noire
Son cheval blanc
Fend le brouillard
Tel coup de vent,

À très vive allure
J’ai vu s’agripper
Sur cette monture
L’errant chevalier,

Vers où partait-il ?
Nul ne le saurait !
Fantôme de l’exil
Le regret du secret,

Il chevauche si loin
Espion des vertiges
Que début sans fin
La brume l’oblige.

Stéphen Moysan
Confession athée

Moussaillon

Quand pris par les tourments
De leurs trajectoires ignorées
En tendant au ciel un cadran
Ils ne visent que la Destinée :

Les grands princes des mers
Braves pionniers d’horizons
Naviguent au large des terres
Vers de nouvelles directions.

Tandis que d’autres s’égarent
À se chercher en s’en fuyant
Et que tenter pour la plupart
De ne pas tenter - c’est tentant !

Ces capitaines de la bohème
Dont l’ambition fera le renom
Tiennent cap vers eux même
Pour rejoindre ceux qu’ils sont.

Stéphen Moysan
Confession athée

Providence

À qui sait l’écouter
Il parle avec amour,
Telle une nuit de mai
Au refrain qui court,

En quête de l’Infini
Et des poètes muets,
De ce qui resplendit
Et de ce qui apparaît,

Par-dessus les cieux
Et les confins étoilés,
À la frontière de Dieu
Je l’admire s’éloigner,

Quand toutes galaxies
Chantent ses paroles,
C’est que c’est écrit :
Le silence qui vole.

Stéphen Moysan
Confession athée

Paroles du père

Tandis que c’est bon sens,
Que le sens soit à chacun,
Et que chacun d’évidence,
Ne s’explique que le sien :

Dis-moi pourquoi dire,
Dire pourquoi moi dit,
Sinon pour se divertir,
À compliquer l’Esprit.

Ici tout est plus simple !
Autrui comprend autrui,
Du calme de l’Olympe,
Jamais perdu le paradis.

Préfères-tu ne pas te taire,
À en faire fuir les voyelles,
Ou parler muet pour plaire,
À notre Archange Gabriel ?

Stéphen Moysan
Confession athée


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