Mise en lumière avec rage
D’une violence démentielle
Entre les lignes de l’orage
Une sombre vérité se révèle :
Noir est le cœur des nuages
Pleurant des larmes du ciel
Lorsqu’ils vivent naufrage
Dans les courants éternels !

Stephen Moysan




Éternels Éclairs

Poésie Peinture

C'est tout, et si peu à la fois

Exister - c’est tout - Voilà notre angoisse !
Si la mort n’est rien : un rien nous terrasse.
Dés le début notre fin, c’est l’ultime menace,
Elle vous prendra tout, soyez-en donc assurés,
Vous qui avez si peu, à donner sans compter,
Vous perdrez moins, à voir la vie en face.

Stéphen Moysan
2007

Christ poétique

Pas un ne l’a saisi
Et si on dit que si
C’est encore pire,
Puisque ce fut lui
Un fils incompris
Cela va sans dire,
En sa compagnie
Où son talent crie
La vierge est folle !
Vol de corbeaux
Forme de bateau
Et sa parole idole ...
Ô, Voix du cœur,
L’Enfer demeure
Pour les affranchis,
Homme de génie !
Lui qui parlait vrai
Jusque dans la folie.

Stéphen Moysan
2005

Crois-moi

Un jour, je saurai parler
La belle langue des purs,
Celle qui ne dit que vérité,
Celle qui vole dans l’azur,
Pour elle j’ai tout sacrifié
Sans en avoir le cœur dur !
Ami, j’ai cessé de pleurer
En voyant rire mon futur.

Stéphen Moysan
2008

Dédié au Chaud King

Pour lire le poème cliquez sur son titre

Stéphen Moysan
2005

Double scotch

Pour lire le poème cliquez sur son titre

Stéphen Moysan
2005

Écumes d’azur

Je suis un papillon de mer
Sur les flots de la solitude
Sans limite est mon désert
Liquide mélancolie du sud
Au nord l’horizon se perd
Avec tristesse et plénitude
Entre-ciel de clair lunaire
Où je sombre en désuétude

Stéphen Moysan
2008



Et plus si affinité

Pour une soirée de toi
Aux seins nus de la joie
Je grimperais sept ciels
Et troquerais mes ailes
À en demander la grâce
Que me prennent tes bras
Jusqu’à notre volte face
Qui hélas ne manquera pas.

Pour un matin sans moi
Drapé dans le lit de l’émoi
Plongerais-tu au récif
D’un refus subjonctif
En regrettant le charmant
Qui se désirait amant
Au clair de sa prière
Rendue éphémère.

Stéphen Moysan
2005



Faiblesse

Inspiration Chérie
Qui était ton ami
A perdu ses forces,

Comme un bon mari
À sa femme uni
Jusqu’à leur divorce,

En toute hâte épuisé
De la seule vérité
Quelquefois il pleure,

D’avoir connu gaieté
À s’en dégoûter
De savoir : Malheur !

Conséquence de vie
Ici bas la fierté fuit
Et vole avec douleur.

Stéphen Moysan
2005

Folle alchimie

Enlacer le ciel,
Attraper un nuage,
Mouiller la lumière,
Déchaîner un orage,
Enflammer la pluie,
Caresser un éclair,
Illuminer la nuit,
Agrandir l’infini,
Faire de ses rêves
Une folle alchimie.

Stéphen Moysan
2006

Hantée par son passé

Elle en a la larme à l’œil
En taisant ce noir regret,
Le silence lui fait accueil,
La mort en garde secret !
Son cœur est un cercueil
Où l’amour repose en paix,
La fille qui porte le deuil
À n’en plus aimer jamais.

Stéphen Moysan
2008



Je suis bientôt Mort !
Mort !! - Cria l’enfant
Mort d’être innocent !!!
À l’aube de son outrance.

Je suis en vie,
En vie se dit l’adulte :
Envie d’être coupable,
Tout ceci est formidable,
Au déclin de la jouvence.

La plupart du temps
Pour la plupart du monde
Le meurtre fut.

Stéphen Moysan
2005

La prophétie du secret

La bohème du grand lointain
N’a pas cru bon me mentir
Puisque à présager demain
L’avenir peut se redéfinir
Dans un silence du destin
À en faire craindre le pire
Elle a lu au creux de ma main
Ce qu’elle n’a pas voulu dire.

Stéphen Moysan
2008

Le défi du feu !!


C’est un rite sorcier du bout du monde,
Intronisé au centre d’une foule en ronde,
Quand une tribu se retrouve sans audace,
Et que son chaman exorcise sur place :

Le défi du feu !!

C’est roulements de tambours aux tam-tams,
Des mouvements de ventres qu’on acclame,
Des breuvages herbeux aux effets fulgurants,
Dans une atmosphère saupoudrée d’encens :

Le défi du feu !!

C’est la célébration d’un vaillant africain,
D’un sauveur n’ignorant point le chagrin,
Ni la révolte - ni les infâmes soumissions,
Qui avec forces ont exhorté sa rébellion :

Le défi du feu !!

C’est une épreuve où se révèle la bravoure,
Un compte à rebours amorcé sans détours,
Un challenge à relever aux charbons ardents,
Que nus pieds les nègres* traversent indolents :


Le défi du feu !!

Stéphen Moysan
2004

L'au revoir des yeux

Clignement de paupière, Et fable
Comme aparté d’une suggestion,
De par une élégance formidable
L’entente met fin à notre relation.

Si l’éclipse de l’œil bien amical
Incline le baiser de la séparation,
Qu’à jamais cette levée matinale
Ne puisse brûler nos illusions.

Sous le chaud silence du regard :
Tactiles écoutes de la séduction,
Avec phrases des yeux bavards
La mélodie sonne mon horizon.

Elle joue de cet amour qui vole
Par-dessus toutes les directions,
Mon ode chantée un peu frivole
Aux discours secrets de la vision.

Stéphen Moysan
2004

L’envol d’un cœur sauvage

Joviale harmonie les fleurs dansaient,
Un chaud tango auprès d’une roseraie,
Nuançant subtilement ta suave lumière,
À travers les interstices de mon repère.

Par élégance des plus avantageuses,
Ton corps aux formes miraculeuses,
Avec extase se mêlant dans l’exquis,
Aurait envoûté tout prince de ce pays.

Assise en tailleur contre mon chêne,
Telle une déesse installée sans gêne,
À la chevelure ondoyante et nacrée,
C’est ainsi qu’ébloui je t’ai admirée.

Parmi la volupté de ma cache au secret,
Enivré des parfums qui m’embaumaient,
Léger - je ressentis les ailes de ton image,
Pousser à l’envol de mon cœur sauvage.

Stéphen Moysan
2004

Noyade poétique

Regarde-donc l’iris du lac
Dans le bleu de mes yeux
Et la flamme qui cric crac
À la liquidité de ces lieux,

Ton radeau de vie y brûle
Notre naufrage amoureux
Sous des flots de formules
Incendiant le Malheureux.

Ainsi la flamme du désir
Noyée au bain du marin
Consume un vrai plaisir
Si charnel en ton sein,

Ma déesse - Doux amour,
Atténue la force des eaux !
À contre courant toujours,
Sinon devra nager le Beau.

Stéphen Moysan
2004



Paré au lancement


Torsions en spirales,

Axiales dimensions,

Rencontres spatiales,

Météorites percussions,

Physique fondamentale,

Equations d’illusions,

Equilibres acceptables,

Tout tourne très rond !

Univers centrifuges,

Fuites des milieux,

Soleils à déluges,

Riant vert du bleu,

Les voûtes stellaires,

En anneaux caillouteux,

La pesanteur de l’air,

La légèreté des cieux !

Stéphen Moysan
2005



I

Petites filles du soleil

Elles gouttent du feu

D’une teinte groseille

Pour éblouir les cieux

Ces déesses vermeilles

Des hauts lieux radieux

Glissent en merveilles

La nuit des sommeils.


II

Quand le très tard verse

Des larmes d’étoiles

À en cendrer pâle

La route des rois

Telles des braises

Aux grains de cristal

Les comètes brillent

De partout à la fois !

Stéphen Moysan
2005



Pinceau de plume


Aux rives lacrymales,
Les eaux pales - Ô !
Valent tant Et si tôt,
Que le tant se dévoile.

*****

Pinceau de plume
Dissipe la brume,
Sur les vallées,
Allées de l’Eternité,

Quand de l’autre coté
Aux pétales des prés
Les couleurs respirent
Des haleines à frémir :

Les odeurs féeriques
Ruissellent magiques
Portées en courants
Qu’emporte le vent,

*****

Pinceau de plume
Dissipe la brume,
Sur les vallées,
Allées de l’Eternité.

Stéphen Moysan
2005

Regret

J’ai la nostalgie de toi
Qui me tenait le bras
Quand je t’embrassais
Tes lèvres répondaient
Je veux de la poésie
J’en avais plein l’esprit
Mais çà n’a pas suffit
Ma chère et douce lady
Hélas ! Aussi, Depuis
Sans un mot tu es partie

Stéphen Moysan
2005

Sérénade vitale

Crooner empli d’amour
Qui rime avec toujours
Pleurant d’acides désirs
Son chant vous fait rougir
Pour raviver sa flamme
Essence du feu de l’âme
Le cœur transpire la poésie
Quelques mots s’évaporent

Stéphen Moysan
2007

Sois en sûre

À l’évidence, c’est souffrir,
Quitte à avoir le cœur froid,
L’absence d’amour - Le pire
De cet ancien et cruel choix,

Je préférais encore mourir
Plutôt que de vivre sans toi,
Car le futur n’a pas d’avenir
Quand on le prive de sa joie.

Stéphen Moysan
2009

Dans les dédales de la destinée,
J’ai tant et tant marché – Vers
Un ailleurs bohème à découvrir,
Que je me suis perdu moi-même,
Sans autre boussole que ce cœur
Aimanté par l’inconnu. Dès lors,
C’était bon sens – Je me suis dit :
Cherche la clef de ce qui est
Ignoré avant de l’avoir trouvé,
Et puis après, je l’ai saisie. Oui,
De l’infini maudit – Jusqu’à ici,
Il n’y avait qu’à continuer encore
Et encore, toujours plus loin, aller
Comme à vouloir épuiser le vent
Pour comprendre que le souffle
Est aussi l’essor du beau temps
Fleurissant un monde de poésie.
Quand hélas, trop tôt, tout s’enfuit.

Stéphen Moysan
2007


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