Mise en lumière avec rage
D’une violence démentielle
Entre les lignes de l’orage
Une sombre vérité se révèle :

Noir est le cœur des nuages
Pleurant des larmes du ciel
Lorsqu’ils vivent naufrage
Dans les courants éternels !

Stéphen Moysan




Éternels Éclairs

Poésie Peinture



Le champs des coquelicots, par Claude Monet
Le champs des coquelicots, par Claude Monet

Musée d Orsay, Paris

Huile sur toile
50 x 65 cm
1873

Galerie Monet




ANALYSE DU TABLEAU




A son retour d'Angleterre en 1871, Monet s'installe à Argenteuil et y résidera jusqu'en 1878. Ces années correspondent à une période d'épanouissement. Soutenu par son marchand, Paul Durand-Ruel, Monet trouve également, dans la région qu'il habite, les paysages lumineux qui lui permettent d'explorer les possibilités d'une peinture de plein air.

Il présente les Coquelicots au public lors de la première exposition du groupe impressionniste dans les anciens ateliers du photographe Nadar en 1874. La toile est devenue aujourd'hui l'une des plus célèbres. Elle évoque l'atmosphère vibrante d'une promenade à travers champs lors d'une journée d'été.

Monet dilue les contours et construit une rythmique colorée à partir de l'évocation des coquelicots, par des taches dont le format démesuré, au premier plan, montre la primauté accordée à l'impression visuelle. Ainsi un premier pas vers l'abstraction est-il franchi.

Dans ce paysage, les deux couples mère et enfant du premier et du deuxième plan ne sont qu'un prétexte à la mise en place d'une oblique qui structure le tableau. Deux zones distinctes du point de vue de la gamme des couleurs sont ainsi définies, l'une dominée par le rouge, l'autre par un vert bleuté. La jeune femme à l'ombrelle et l'enfant du premier plan sont sans doute Camille, la femme de l'artiste, et leur fils Jean.