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Alchimie de l'amitié
Rayonnant dans mon âme
Le trésor vrai d’être aimé
Plus que tout est le charme
De cette joie qui enflamme
La nuit, si belle à mes yeux
Une poésie vole en éclats
C’est un constat fabuleux
Mes amis brûlent d’un feu
Que le grand soleil n'a pas
Stéphen Moysan
2006
Dans une brume légère
Aux parfums de la mer
Délicatement répandus,
Quand la nuit s’éclaire
Que le ciel fait concert
À une heure bienvenue,
En des signes de mains
Aux branches des pins
Un bon vent vous salue,
C’est la bise du matin
À la croisée des chemins
La vie vous a reconnue !
Stéphen Moysan
2006
J’ai déposé quelques fleurs
Au cimetière des poèmes
Car j’en ai dans le cœur
Des graines de je t’aime
Ça donne vie au bonheur
Non plus de chrysanthèmes
C’est un monde de couleurs
Les bouquets que l’on sème
Stéphen Moysan
2006
Quand le vent souffle le bal
Sur les landes armoricaines
Et que sa mélodie s’emballe
En orchestrant les pollens
Tel un arc-en-ciel végétal
Au parfum des sept couleurs
La bruyère des bords de mer
Mêlée aux cerisiers en fleurs
C’est un air qui réverbère
Les reflets de l’esprit rêveur
Stéphen Moysan
2006
Azur en fleurs
Nuages de miel
Chaude douceur
Nectar d’essentiel
Pour mon bonheur
Je butine le ciel !
Mon âme papillonne
Et vole au delà
Vers où elle sillonne
C’est la dolce vita
Elle va et fredonne
L’ivresse et la joie.
Stéphen Moysan
2006
Requiem d’un ciel gris
Au sein des bois, de-ci de-là
Avec un air de dos si las
Les arbres font tristes mines
C’est chagrin de l’automne !
Tandis que valsent les feuilles
Sous une bruine opaline
La mort prend vie, la vie dépérit
Et la nature en porte le deuil
Comme un sentiment monotone
Stéphen Moysan
2006
La forêt sent le roussi
En la chaleur vacante
Où le soleil s’est terni,
Blême de suées, c’est
Le temps des regrets
Des saisons écoulées,
Aux racines des arbres
Les feuilles frémissent
Un refrain qui se cabre :
Ni tout à fait identique
Ni tout à fait une autre
La Nature nostalgique
Renaîtra fleurie la vie !
Du terreau d’amertume
Telle mort de coutume.
Stéphen Moysan
2006
C’est un instinct terrifiant
Comme la perte du temps
Quand il nous assassine,
C’est une crise d’angoisse
Qui sans cesse se ressasse
Au fond de ma poitrine,
C’est une mort lentement
Qu’on supplie tendrement
Pour s’épargner la ruine,
C’est aussi en toi hélas,
Soupirant des sons si las
Qu’il hurle nos origines.
Stéphen Moysan
2006
La mélodie citée du silence
Sonne telle une évidence
Au cimetière des poèmes.
Voix de l’esprit en errance,
Rythme de pas en cadence,
La poésie a l’âme bohème.
Elle dit : célèbre ta chance,
Viens avec moi - Et danse,
Tu oublieras tes problèmes !
Alors tu sacrifies ta chance,
T’enfuis avec elle, Et danses
Jusqu’à avoir le teint blême.
C’est ainsi qu’elle se relance
Pour que tout recommence
Au cimetière des poèmes.
Stéphen Moysan
2006
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