| Poésie | Peinture |
« Dans le Baptême du Christ, la Mise en croix, la Résurrection et la Pentecôte,
quatre vastes tableaux peuplés apocalyptiquement de grandes figures, El Greco est déjà par excellence le
"peintre maudit". C'est le fou qui découvre ce qu'ignorent les êtres sensés, le possédé qui a brisé
définitivement avec le rythme et la raison, le musicien chez qui d'une manière tourmentée, l'inconscient
s'exalte et se traduit dans des attitudes torturées, dans les membres tordus, dans les mystérieuses
franges des nuages lumineux, dans la couleur splendidement corrompue, enfin dans les langues de feu
elles-mêmes de la Pentecôte dont tous les corps d'hommes, de femme et d'anges n'étaient
que la préfiguration. »
* Eugenio d'Ors dans Trois Heures au Musée du Prado en 1928.