Mise en lumière avec rage
D’une violence démentielle
Entre les lignes de l’orage
Une sombre vérité se révèle :

Noir est le cœur des nuages
Pleurant des larmes du ciel
Lorsqu’ils vivent naufrage
Dans les courants éternels !

Stéphen Moysan



Éternels Éclairs
Poésie Peinture

J’ai déposé quelques fleurs
Au cimetière des poèmes
Car j’en ai dans le cœur
Des graines de je t’aime
Ça donne vie au bonheur
Non plus de chrysanthèmes
C’est un monde de couleurs
Les bouquets que l’on sème

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Petit clin d’oeil lunaire
À la vue du soleil couchant
Délicatement posé sur la mer
Le ciel a des reflets pleurant
Cristaux de larmes éphémères
Éclats de neige de printemps
Chaude et beige est la lumière
Qui perle les flots de l’océan.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Il s’allonge au dehors
Tel un roi face au ciel
En songeant au réconfort
D’être libre sous son toit
Illusion de belle romance
Et clair de lune au silence
Les nuages brillent de la soie
À cette bourgeoise innocence
Que même le pauvre a en soi.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Lumière d’un songe, et mirage
Dans la clairière des présages
Vision d’un futur plus clément
Pour l’imaginaire des enfants
C’est une invitation au voyage
Où l’avenir brille sans nuage
L’espace d’un instant durant
L’éternité en dehors du temps.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Vivre le temps de l’éternité
Dans un présent de liberté
Profiter et profiter toujours
De l’amour qui nous entoure
Se sentir pleinement satisfait
De l’instant et de l’âge d’or
Comme un enfant bercé
Avec le sourire s’endort.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Radieuse reine des plaines
Lorsque s’égraine la rosée
Dorée à la clarté de l’Eden
L’aurore voit le jour gagné
Et çà danse à travers ciel
La parade des hirondelles
Comme une belle aubade
À l’esprit des demoiselles.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

J’aimerais cueillir la beauté
Sans qu’elle ne fane jamais
Contempler en chaque pré
L’harmonie du mois de mai
Vous offrir un peu de l’été
Comme un brin de muguet
Ami des papillons sauvages
Ombre blanche du paysage
Un reflet d’Eden se répand
En pèlerinage avec le vent.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Pépites d’écumes de miel
Ou bien flocons d’étincelles
Nul ne le sait exactement
Un peu des deux sûrement
Et quelques faux-semblants
Les houles de remous d’or
Sous flots d’éclats éternels
Au loin scintillent, un trésor
Dont les lueurs ruissellent.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Quand le vent souffle le bal
Sur les landes armoricaines
Et que sa mélodie s’emballe
En orchestrant les pollens
Tel un arc-en-ciel végétal
Au parfum des sept couleurs
La bruyère des bords de mer
Mêlée aux cerisiers en fleurs
C’est un air qui réverbère
Les reflets de l’esprit rêveur.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Azur en fleurs
Nuages de miel
Chaude douceur
Nectar d’essentiel
Pour mon bonheur
Je butine le ciel !
Mon âme papillonne
Et vole au delà
Vers où elle sillonne
C’est la dolce vita
Elle va et fredonne
L’ivresse et la joie.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Alchimie de l’amitié
Rayonnant dans mon âme
Le trésor vrai d’être aimé
Plus que tout est le charme
De cette joie qui enflamme
La nuit, si belle à mes yeux
Une poésie vole en éclats
C’est un constat fabuleux
Mes amis brûlent d’un feu
Que le grand soleil n’a pas !

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Dans une brume légère
Aux parfums de la mer
Délicatement répandus,

Quand la nuit s’éclaire
Que le ciel fait concert
À une heure bienvenue,

En des signes de mains
Aux branches des pins
Un bon vent vous salue,

C’est la bise du matin
À la croisée des chemins
La vie vous a reconnue !

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Si pris de maux à l’estomac
Quand la misère il aperçoit
L’Homme livre son combat
Contre ceux qui font les lois,

Peut-être qu’un jour viendra
Où finira la fable d’autrefois
Faisant du pauvre un paria
Et du prince le prochain roi !

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Célébrer la paix avec autrui
Jusqu’à l’appeler mon frère ;
Et si l’amour a des ennemis,
Ne plus mourir à la guerre !

Rien n’est impossible l’ami :
Vois tout ce qu’on peut faire,
Et le si peu qui est accompli
En un passage sur la Terre.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

Requiem d’un ciel gris
Au sein des bois, de-ci de-là
Avec un air de dos si las
Les arbres font tristes mines
C’est chagrin de l’automne !
Tandis que valsent les feuilles
Sous une bruine opaline
La mort prend vie, la vie dépérit
Et la nature en porte le deuil
Comme un sentiment monotone.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence



C’est un instinct terrifiant
Comme la perte du temps
Quand il nous assassine,

C’est une crise d’angoisse
Qui sans cesse se ressasse
Au fond de ma poitrine,

C’est une mort lentement
Qu’on supplie tendrement
Pour s’épargner la ruine,

L'INFINI MAUDIT !

C’est aussi en toi hélas,
Soupirant des sons si las
Qu’il hurle nos origines.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence

La Mélodie citée du silence
Sonne telle une évidence

Au cimetière des poèmes.

Voix de l’esprit en errance,
Rythme de pas en cadence,

La poésie a l’âme bohème.

Elle dit : célèbre ta chance,
Viens avec moi - Et danse,

Tu oublieras tes problèmes !

Alors tu sacrifies ta chance,
T’enfuis avec elle, Et danses

Jusqu’à avoir le teint blême.

C’est ainsi qu’elle se relance
Pour que tout recommence

Au cimetière des poèmes.

Stéphen Moysan
La Mélodie citée du silence


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La Mélodie citée du silence de Stéphen Moysan
sur les Éternels Éclairs.