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| < C'est le paysage longtemps - Rainer Maria Rilke | C'est presque l'invisible qui luit - Rainer Maria Rilke > |
C'est pour t'avoir vue
penchée à la fenêtre ultime,
que j'ai compris, que j'ai bu
tout mon abîme.
En me montrant tes bras
tendus vers la nuit,
tu as fait que, depuis,
ce qui en moi te quitta,
me quitte, me fuit ...
Ton geste, fut-il la preuve
d'un adieu si grand,
qu'il me changea en vent,
qu'il me versa dans le fleuve ?
Rainer Maria Rilke
Les fenêtres
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