| Poésie | Peinture |
La source tombait du rocher
Goutte à goutte à la mer affreuse.
L'Océan, fatal au rocher,
Lui dit : « Que me veux-tu, pleureuse ?
« Je suis la tempête et l'effroi ;
« Je finis où le ciel commence.
« Est-ce que j'ai besoin de toi,
« Petite, moi qui suis l'immense ? »
La source dit au gouffre amer :
« Je te donne, sans bruit ni gloire,
« Ce qui te manque, ô vaste mer !
« Une goutte d'eau qu'on peut boire. »
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Victor Hugo |