| Poésie | Peinture |
Au sommeil des visions nocturnes
L’invisible est offrande à sacrifier,
Sur l’autel des héritiers taciturnes,
L’auréole peu à peu est décerclée.
Sa couronne libère les chevauchées
D’avides guerriers buveurs de sang,
En féroces fléaux habillés du passé,
Assoiffés de boyaux : fils du présent !
La momie des nouveaux seigneurs
Etrangle le spectre de l’ange blanc,
Sous le contrôle du pâle protecteur,
L’anneau emprisonnait les manants.
Il se délie avec le futur de nos mains
À travers les lignes courbes du salut,
Alors armé jusqu’aux dents de la fin,
Ce cycle se crucifiera en son début.
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Stéphen Moysan |