| Poésie | Peinture |
Ô ma mère, Cœur ouvert aux longues confidences
Qui jamais ne se suivirent de cris en remontrances,
Par la plus douce des chaleurs déployées sur Terre,
Tu évaporais mes pleurs, ainsi que mes mystères.
En plissant un sourire jusqu’au coin de ces lèvres,
Qui baisaient mon front comme à effacer la fièvre,
Tu m’emmitouflais contre ton affectueuse poitrine,
Et de tes qualités cela n’était point la seule vitrine.
Que ne t’aurais-je écrit dans une époque heureuse,
Peut-être un recueil de bonheur sans ange pleurant,
Ou bien une de mes béates attentions langoureuses,
Comme un câlin disant merci de m’avoir aimé tant.
Ô ma mère, Cœur ouvert aux longues confidences,
Puisqu’à ton égard, je me devine encore trop fade
Afin de te remercier honorablement de ma chance,
À mon tour, Je te couvrirai de milles embrassades.
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Stéphen Moysan |