Mise en lumière avec rage
D’une violence démentielle
Entre les lignes de l’orage
Une sombre vérité se révèle :

Noir est le cœur des nuages
Pleurant des larmes du ciel
Lorsqu’ils vivent naufrage
Dans les courants éternels !

Stéphen Moysan




Éternels Éclairs

Poésie Peinture

À la jeune inconnue

Sa longue chevelure épis de blé,
Tressée en couettes sur les cotés,
Balayait sa nuque d’un feu d’or.

Sur ses épaules pleines d’étoiles
Rousses et discrètement idéales
Se couchait la bise de l’aurore.

Elle était belle, oui, la demoiselle,
Je n’avais d’yeux que pour Elle,
Souvent, le soir, j’y songe encore.

Comment lui demander son nom,
Sans rompre la grâce de l’illusion,
Ni même les charmes de son ciel ?

De cela jamais rien je n’en saurai,
Mais il est certain comme mon regret,
Que jamais non, je ne l’oublierai.



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Stéphen Moysan
Impressions naïves